La faillite de la démocratie

ou

De la nécessité d'un permis de voter
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Cet site entend prolonger le contenu du livre intitulé La Faillite de la Democratie, De la nécessité d'un permis de voter (par Olivier Drochon, paru aux Editions Bénévent). Cet ouvrage remet en cause le préjugé qui érige, d’emblée, la démocratie comme meilleur régime politique possible.
Ce propos n’est en aucun cas d’inspiration fasciste. Il est plutôt le fruit d’un esprit d’abord démocrate qui en est venu à se demander si, pour avoir eu raison contre les totalitarismes du XXème siècle, la démocratie devait pour autant être regardée comme le meilleur régime politique possible. Pourquoi, aujourd'hui, aucune critique de la démocratie n'est-elle possible?

Qu'est-ce qui a pu laisser le culte du quantitatif envahir le champ du politique au point de faire passer le régime qui demande l’avis du plus grand nombre pour celui qui était qualitativement le meilleur. Car l’idée selon laquelle il faudrait demander au peuple de choisir les politiques n’a rien d’une nécessité absolue : elle est seulement conventionnelle.
Regardons les scientifiques. Est-ce qu’ils considèrent qu’une proposition validée par mille personnes incompétentes est plus vraie que celle validée par cent scientifiques compétents ? Non. Alors pourquoi n’applique-t-on pas la même idée au domaine politique ?

Pourquoi ce culte du quantitatif qui n’habite même plus les scientifiques, gouverne-t-il encore notre système politique ? Pourquoi un programme politique validé par mille électeurs est-il censé être meilleur que celui qui ne reçoit que huit cents voix ? Pourquoi mille électeurs incompétents sont-ils plus qualifiés à conduire le destin d’un pays que huit cents électeurs aux compétences avérées ?
Les problèmes de la conduite d’une nation seraient-ils tellement moins importants que ceux inhérents à la circulation routière au point qu’on laisse tout le monde et n’importe qui voter alors même qu’on restreint l’usage des voitures aux plus compétents, à ceux qui disposent d’un permis de conduire ?

C'est parce que nous n'acceptons pas ces incohérences de la démocratie que nous défendons une forme d'aristocratie. Attention, il ne s'agit nullement de revenir à une aristocratie de sang! Mais de retrouver le sens originel de l'aristocratie, qui signifie pouvoir des plus compétents. Il convient donc d'instaurer un permis de voter pour permettre aux personnes les plus compétentes de choisir nos dirigeants. En recourant à des électeurs plus compétents, on a toutes les chances de rendre nos dirigeants plus compétents, conscients qu'ils seront du degré d'exigence de ce nouvel électorat.